Dimanche 6 décembre 2009
7
06
12
2009
18:23
Legault, Sophie, Vaincre le désordre – le comprendre pour l’éliminer, Montréal, Les Éditions Publistar, 2007, 192 p.
L'idée d'écrire ce livre est venue à Sophie Legault après qu'elle a constaté la détresse des personnes qui, envahies par des myriades d'objets, ne savent absolument pas comment s'y prendre
pour maintenir une maison propre et rangée.
C'est le désir de les aider qui l'a conduite à devenir organisatrice résidentielle, afin de permettre à qui le souhaite et se sent prêt à "lâcher" quelques habitudes et pas mal de kilos d'objets et
ainsi redevenir maître chez lui.
Sa théorie: organiser sa maison, c'est comme gérer une entreprise. Donc, "un inventaire à prévoir, à gérer en fonction des saisons et du nombre de personnes à satisfaire" (p.23).
Ce livre m'a apporté un plus sur le sujet car Sophie propose de comprendre d'abord pourquoi il y a du désordre chez soi: les principales causes affectives (un déménagement, un divorce...), les
différents types de personnalités face au désordre (sentimentale, collectionneuse, anxieuse...), les obstacles au changement, les types de désordre. Cet examen minutieux permet de repérer son
profil pour mieux résoudre le problème. L'idée étant que si l'on ne sait pas pourquoi on a tendance à accumuler ou ne pas ranger, on ne peut pas cesser...
Ensuite, pièce par pièce, elle donne des conseils précis et pragmatiques pour à la fois évacuer (et recycler) ce qui ne sert pas, re-ranger d'une façon plus adaptée, accessible... et se sentir bien
chez soi.
Pour se procurer le livre en France: Librairie du Québec
Pour explorer l'univers de Sophie (c'est comme ça que je l'ai découverte): http://sophielegault.typepad.com/
Image publiée avec l'aimable autorisation des éditions Publistar (cliquer sur l'image pour accéder au site)
Par Lilichocolat
-
Publié dans : Lire
0
-
Recommander
Dimanche 6 décembre 2009
7
06
12
2009
17:57
Donc, pas de sapin acheté. Longtemps, j'ai hésité entre sapin naturel à emporter à la déchetterie, ou sapin artificiel qui n'oblige pas à en couper un tous les ans.
Sapin naturel: le sapin est un arbre très acidifiant, qui empêche la végétation de pousser. Il est parfois appelé "rat du jardin" ! Car il pompe tout dans le sol et ne rend rien (hummus,
minéraux...). Donc, le mettre au compost, ce n'est pas une bonne idée. En outre, on peut imaginer que même ceux qui sont plantés exprès pour Noël ont les mêmes effets indésirables sur le sol, à
plus grande échelle, et que ce serait peut-être mieux d'utiliser ces terres pour planter des arbres participant davantage au cycle d'enrichissement de la terre...
Sapin artificiel: c'est très personnel, mais depuis que je suis petite, je déteste profondément les fausses plantes. C'est associé à la mort, car cela me fait immanquablement penser aux roses en
plastiques que l'on trouve sur les tombes... J'y suis "allergique". Donc, pas question d'acheter un faux sapin. D'autant que quand il est un peu défraîchi à force de Noëls et de temps passé rangé
au fond d'un placard, et bien, ça fait une poubelle de plus...
Alors depuis deux ans, j'essaie la "troisième voie": fabriquer complètement le sapin. J'ai trouvé pas mal d'idées d'ailleurs cette année, avec des styles très différents, ce que je trouve sympa car
on peut l'harmoniser avec son intérieur.
L'an dernier, j'en ai fabriqué un en carton, mais il n'a pas supporté les jeux des chats...
Cette année, j'ai assemblé quelques branches coupées ou ramassées dans le jardin, maintenues avec du raphia, des tiges d'arbustes souples forment l'armature, et des branches de lierre l'habillent
de verdure. Quelques couronnes de lavande pour les "guirlandes" et des amours en cage pour les "boules de Noël".
Il est un peu bancal, un peu nu en bas, et au départ il ressemblait plus à une tour Eiffel qu'à un arbre de Noël !!
Mais je suis contente de l'avoir fabriqué en entier, avec des matériaux non polluants, que je pourrai remettre dans le jardin... Et pendant deux heures, j'ai rêvé, je me suis amusée, j'ai créé et
aéré mes pensées...
Bonne préparation de Noël...
Des idées ici
Par Lilichocolat
-
Publié dans : Ecologiser
2
-
Recommander
Mercredi 2 décembre 2009
3
02
12
2009
19:04
La nature, source spirituelle, de Philippe Roch; éditions Jouvence 2009
Comment parler - bien- de ce livre? Et comment son auteur a-t-il pu dire avec autant d'exactitude ce qui est pourtant du registre du ressenti, de l'intuition, de l'invisible?
Commençant par dresser un portrait de notre monde actuel et de son (gros) problème environnemental, il nous explique que la solution est dans la cause: la rupture de notre relation spirituelle
(mais pas nécessairement religieuse) avec la nature. Si nous admettons que la science ne peut pas tout expliquer, maîtriser, contenir et anticiper, et que nous décidons de respecter à nouveau notre
place qui est dans la nature (et non au-dessus, comme nous le croyons actuellement), alors nous aurons des chances d'avoir un avenir équilibré devant nous.
J'ai beaucoup aimé le style de cet ouvrage, car malgré une grande quantité de données économiques, politiques, écologiques (décrites pour saisir les mécanismes à l'oeuvre dans le blocage entre
humains et nature), son auteur (qui est docteur en biochimie, ex-directeur du WWF Suisse puis Secrétaire d'Etat suisse à l'environnement) nous incite avec sagesse, simplicité et bienveillance à
regarder quelle société nous pourrions imaginer, en se servant de tout ce que nous savons (technologies comprises) pour contracter un nouveau pacte avec la nature.
Un des rares livres qui propose actuellement une vision positive de notre avenir... et c'est appréciable.
Photo publiée avec l'aimable autorisation des éditions Jouvence (cliquer sur l'image pour accéder au site)
Par Lilichocolat
-
Publié dans : Lire
1
-
Recommander
Mardi 1 décembre 2009
2
01
12
2009
20:35
Depuis quelques semaines, je m'étais promis que je ne redouterai pas comme les autres années cette période de Noël.
Le froid, la nuit qui semble omniprésente, les souvenirs mélancoliques...
Mais non, cette année, pas de déprime. Pas de place, pas de temps pour elle; je ne lui en ai que trop consacré.
A la place, un rituel, à réinventer.
Fêter Noël, j'aime bien; le préparer, je ne voyais pas à quoi cela pouvait me servir: sans enfant, quel intérêt de couper un pauvre sapin innocent (même si on m'assure qu'on le fait pousser exprès
et que ça participe au reboisement... tu parles), de le parer de trucs scintillants et de compter les jours avant le J?
Mais, finalement, à force d'aller chercher en moi le calme et le sens à tout ce qui m'entoure, j'ai fini entre autres par faire émerger des bouffées vives de spiritualité.
Et pour ce souffle particulier du calendrier chrétien, j'ai eu envie de ritualiser les jours d'hiver, de leur attribuer une teinte, une chaleur.
Voici donc une première étape, inaugurée aujourd'hui: le calendrier de
l'Avent.
J'ai eu l'idée, en flânant sur le net, de le concevoir en 24 petites pochettes coupées dans un tissu écossais que j'avais depuis longtemps, et d'y glisser des petits chocolats ou autres plaisirs
sucrés, des petits messages à l'intention de mon compagnon, des "bons pour": ce soir, c'est mon tour de préparer le repas, je t'invite au ciné...
Et pour pimenter le tout, les sachets peuvent être cachés dans la maison et nous laisserons des indices pour le retrouver.
Je pense qu'avec des enfants ça doit être aussi très amusant.
Le week-end prochain, je fabriquerai le sapin, avec des branchages et des éléments glanés dans le jardin.
Puis, je commencerai à préparer la maison (nettoyer plus à fond, ranger, re-trier) pour qu'elle soit douillette et agréable quand la fête arrivera. Cet autre rituel m'avait été inspiré par Claire
(voir ici).
Ces préparatifs sont comme des moments spirituels, finalement. Ils dégagent des bulles de joie, qui, dans le quotidien parfois si lourd et si chargé, emplissent le coeur de petites étoiles.
Et, simplement, cela aide à avancer dans le froid et dans la nuit.
photo: Lilichocolat
Par Lilichocolat
-
Publié dans : Créer
2
-
Recommander
Samedi 28 novembre 2009
6
28
11
2009
11:51
Dernièrement, je me suis retrouvée plusieurs fois devant une réaction provocatrice et vive de la part d'un enfant à qui j'essayais d'expliquer certains aspects
écologiques.
Quand on a conscience de l'ampleur des dégâts et de la rapidité de leur amplification, le sentiment d'urgence opère automatiquement une pression dont on cherche à se libérer en alertant ceux qui
nous entourent. Au risque de les alarmer... Ce qu'il faudrait éviter évidemment.
Pourtant attentive à la façon dont je communique avec les gens, je me suis rendue compte qu'en substance, mon discours était extrêmement lourd, moralisateur et culpabilisant. Un peu comme si
j'accusais celui à qui je m'adresse de ne pas être assez vigilant, d'être responsable, et que de fait il en paiera le prix...
Est-ce un bon mode de communication? Bien sûr que non. D'autant moins avec des enfants qui, même si la publicité les prend pour cible, ne sont pas encore en mesure de poser des actes de
consommation ou des choix citoyens.
C'est mon métier, que de permettre de s'informer, de trier ce qui est de source vérifiée et ce qui est de l'ordre de la rumeur.
Je vais tâcher donc d'avoir plus de distance et de neutralité dans ma communication.
Les jeunes ont-ils à porter le poids écrasant des absurdités de leurs aînés? Ne vaut-il pas mieux les laisser faire leurs choix, en leur donnant les outils, et parvenir à leurs conclusions?
Accompagner, au lieu de juger?
Le discours des médias, des gouvernements est actuellement totalement dans cette tendance du poids à porter. Si le climat se dégrade, ce sera de notre faute, si les poubelles débordent, c'est de
notre faute... On sort du film de Hulot ou d'un documentaire sur le nucléaire, l'industrie agro-alimentaire avec un tel sentiment de culpabilité qu'on a en gros le choix entre se résigner à subir
une fatalité qui nous dépasse ou se révolter de façon démesurée.
Il est important de savoir où on en est, dans quel état on se trouve, se trouve notre planète, c'est certain.
Mais je comprends aujourd'hui que l'écologie ne doit pas être une flagellation, pour soi ou envers les autres, un chemin de croix qui rappelerait à mauvais escient un mea culpa, voire un péché
originel.
Ce peut être aussi, surtout, un mouvement heureux et positif, un désir de partage, de recherche et de considération pour ce qu'il y a de beau en l'autre.
Par Lilichocolat
-
Publié dans : Ecologiser
1
-
Recommander