Le premier septembre, il faisait un temps absolument gris. Comme pour ne pas donner de regrets.
Quelques jours avant, j'avais prévenu mes "relations sociales" que je risquais de me faire un peu rare, le temps de prendre le rythme.
J'imaginais un plongeon, qu'il fallait se concentrer à réussir pour ne pas prendre un plat sur l'eau de la piscine. Et le temps de remonter en retenant son souffle.
En fin de compte, je me suis retrouvée sur un catamaran en plein Quanrantièmes Rugissants, barrant de mon mieux sous mon ciré ruisselant.
Mais l'organisation dont j'ai tenté de mettre en pratique les principes ces derniers mois m'a permis de traverser ce Force 7 sans trop d'encombres.
Il y a eu un certain plaisir à se lever tôt pour aller travailler.
A préparer les affaires pour le lendemain, à planifier les tâches pour la semaine, réutiliser un agenda...
A concevoir des menus, des listes de courses à répartir stratégiquement, de sorte que tout s'enchaînait sans effort...
Et puis, la joie de rentrer dans une maison calme, propre et rangée. Sans rien qui agresse le regard ou continue de fatiguer l'esprit alors que la journée a été déjà chargée.
Le temps qui n'est plus perdu à ramasser mille et un petits objets car chacun est toujours remis de suite à sa place après utilisation... Et qu'il y a en a tellement moins qu'avant...
En ce moment, c'est Feng Shui à la maison. Je suis en pleine lecture d'un livre passionnant sur le sujet: La Maison Feng Shui de Gina Lazenby (références ici) et les inspirations ne manquent pas.
Il suffit de changer un meuble de place, couper quelques fleurs, ajouter un cadre pour que l'ambiance se métamorphose.
Nos maisons sont de plus en plus des refuges, des havres où nous nous isolons de bruit et de la fureur du monde.
Ce qu'on y laisse comme empreinte la change et la "charge". Elle est le miroir de notre énergie.
A nous de faire en sorte qu'elle nous renvoie joie et bien-être.
Grâce à ces petits aménagements, à la concentration et la projection vers un travail bien fait (satisfaction pour l'esprit), des projets abordés par étapes organisées et planifiées, le souci du
détail (si cher aux Japonais), les moments pour ne rien faire (ni rien penser, comme une douche intérieure, loin de toute impatience) prévus et incontournables, la disponibilité la plus grande
possible aux tâches quotidiennes, au présent, ont sans doute eu raison du stress et de la fatigue nerveuse qui me guettaient à la reprise.
Je prends goût à la navigation en anticipation...
Photo: http://www.photo-libre.fr
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