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Lilichocolat -et chats- vous fait visiter un jardin un peu magique, divertissant de son mieux...
Bonne promenade!

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Boîtes de rangement

Petites visites

Mercredi 11 avril 2007 3 11 04 2007 14:31




 Voici des images fraîches du jardin. Notre futur potager...


















L' autre côté du jardin restera plus sauvage, herbes folles et fauves en chasse!















Cette photo, prise aujourd'hui n'a rien à voir avec le jardin. Je les ai trouvés ainsi enlacés comme des amoureux quand je suis rentrée à la maison... Finalement, tout le monde se sent bien ici!
Par Anne-Laure - Publié dans : Jardin poétique
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Mardi 3 avril 2007 2 03 04 2007 19:58
                             Finalement, il y a quand-même une chose que j'adore ici. Cela dépasse le cadre du jardin (c'est un euphémisme), mais ma relation à la pierre est si intense qu'un petit mot sur l'Abbaye de Noirlac ne sera pas incongru. Nous avons visité ce magnifique endroit alors que nos coeurs se noyaient dans une tempête sans horizon, et malgré le tumulte, nous avons ressenti une paix extraordinaire. A présent que les mois ont passé, je regarde ces photos et songe que, peut-être, cet endroit a été suffisamment sage et flamboyant pour permettre à nos deux âmes souffrantes de se retrouver. Comme une prière inconsciente que nous aurions formulée au plus profond de nous-mêmes...
Par Anne-Laure - Publié dans : Jardin poétique
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Lundi 2 avril 2007 1 02 04 2007 18:33
Une petite absence... J'ai fait une courte infidélité à mon blog d'origine, j'avais besoin de parler d'autre chose, de nourriture, notamment. Mes petites boulimies, mes tentatives de régimes avortées... Finalement, peu à peu, je trouve un équilibre. Il faut du temps, de l'indulgence. Manger est tellement émotionnel, sensuel... Faire la paix avec l'imperfection, cesser d'être rigoriste pour se sentir mieux.
D'ailleurs, avec le jardin aussi je suis moins perfectionniste. Il prend des couleurs joyeuses et saines. Il a été nettoyé de ses branchages morts, d'herbes folles et d'autres choses qu'on n'imagine pas dans un jardin. Le propriétaire précédent avait fait de cet endroit une décharge, comme une insulte à la terre, à la vie. Nous avons retourné une parcelle et découvert une jolie terre brune et rousse, prometteuse. Les pruniers sont en fleurs, les abeilles bourdonnent tout autour, c'est un vrai plaisir. Des jonquilles et des tulipes ont fleuri, des tapis de violettes se sont déroulés ça et là. Le mois de mai est mon préféré, je l'attends. C'est un mois de jardin et de rêverie. Bientôt nous allons planter les graines de sagesse et de folie qui épanouiront notre existence. Des touches de couleur et des fruits, légumes riches de saveurs... Plein de fleurs aussi, pour que des papillons viennent voleter autour et les rendent encore plus vivantes... Que cette saison préférée ne passe pas trop vite dans le jardin calme et ensoleillé, me fasse oublier la douleur de n'être pas là où vit mon coeur...
Car non, décidémment, je ne peux aimer cette ville étroite et têtue. Sinueuse comme un serpent, rude sous le pas. Où est ma pierre blanche éblouissante, les toits d'ardoises et les flèches fièrement dressées dans le ciel bleu d'été? Je cherche comme une aveugle les rues larges et innondées de foule, les coteaux rocailleux de la vigne, les chemins de mon enfance, pleins de souvenirs et de cette poussière blanche qui annonçait le retour des champs. Je souffre en silence, la musique de ma terre ne s'est pas tue. Quelques embruns refont surface de temps en temps, adolescence bretonne survit malgré les années, malgré la dureté. Tuffeau contre granit, les deux comme un bijou précieux... Mais c'est le tuffeau qui l'emporte, sa douceur et sa couleur sont pour moi deux synonymes du bonheur...
Patience, toujours elle. Le jardin m'aide à la trouver. Elle y vit peut-être. La tempérance aussi, qui, après chaque coup de fourche dans la jolie terre souple, me murmure: "A nouveau, bientôt, tu récolteras..."
Par Anne-Laure - Publié dans : Jardin poétique
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Mardi 6 mars 2007 2 06 03 2007 17:05
Perce-neige. Ils ont été les premiers à m'avertir... Le printemps était sur le retour.
Nous sommes au début de mars, et déjà des taches de couleur apparaissent ici ou là dans l'herbe drue du jardin.
Beaucoup de travail, c'est la friche. Notre petit coin de paradis est resté à l'abandon depuis très longtemps semble-t-il (d'après le diagnostic de grand-mère, venue constater sur place).
La néo-citadine qui regrette sa Place Plum' et le mouvement de la foule va se salir avec la terre boueuse du jardin? J'hésite encore à me lancer...
J'ai surtout peur d'attacher mon coeur ici et encore une fois de ne plus pouvoir l'arracher sans perdre une partie de moi. Même si c'est pour une promesse qu'on m'a faite, pour retourner dans ma douce et belle ville.
Alors, par la fenêtre, dans ce mars encore fragile, drapé de pluie froide, je regarde. Les oiseaux qui s'ébrouent, les chats qui s'exercent à la chasse avant la grande battue d'été, les arbres et arbustes dont les noms sont inconnus, ou si bien enfouis dans ma mémoire, reposant en paix auprès de celle qui m'a donné la vie.
Je ne pensais pas que le printemps savait aussi être mélancolique.
Il a toujours été si gai... Si plein de promesses. Le lilas (celui-là, je le reconnais) bourgeonne. La force est partout. Que je m'occupe de lui ou pas, le jardin, il s'en fout. Il poursuit sa quête de soleil, de fleurs et de fruits. Avant moi, les prunes ont mûri, les rosiers ont embaumé. Je suis interchangeable dans cet endroit.
Je vais finir par avouer que je suis un peu chat sauvage. J'ai besoin d'être apprivoisée. Le jardin et moi c'est vrai, on s'est bien plu, mais il sait que je ne suis pas d'ici, et maintenant il se méfie. D'ailleurs, il ne se laisse pas vraiment travailler, il me salit, m'éclabousse et me blesse. Il va nous falloir du temps encore, la ronde des saisons n'est pas achevée... Je vais finir par l'amadouer, et il saura bien me montrer un iris, une rose qui va m'attendrir. Avec un peu de patience, il va sans doute m'attirer dans un coin propice et me dire: "là, tu vois, j'aimerais bien que tu me mettes quelques fraisiers", et alors, nous serons complices.
Encore quelques jours. Le soleil n'a pas encore fait de séjour. La rivière a débordé, les jardins ouvriers sont inondés. Je ne suis pas un modèle de patience. Or, je le sais, un jardin, ça s'écoute pousser...!

Par Anne-Laure - Publié dans : Jardin poétique
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Mercredi 20 décembre 2006 3 20 12 2006 20:56
Chut...
C'est l'hiver, il fait nuit et froid tout le temps...
Le jardin dort. On dirait qu'il a disparu sous les herbes folles et la terre gelée. Mais en réalité, il prépare toutes les richesses germinatives du printemps.
Un souvenir revient: j'avais dans un placard sous l'évier un sac de terreau bien fermé et posé dessus un sac de blé, bien fermé lui aussi. Je les y ai laissés. Quelques temps après, voulant faire germer du blé, j'ai soulevé machinalement le sac ... qui a résisté! Et j'ai découvert, émerveillée, la "puissance germinative" du grain de blé -comme me l'a expliqué mon papa qui s'y connaît bien (lui, il fait pousser du maïs dans la vie). C'était chaud, vivant, en pleine folie de pousses vers la terre et vers le ciel, perçant, forant les couches de plastique, transperçant l'épais volume de grains qui obstruaient le passage... La force de la vie dans toute sa splendeur.
C'était presque un message: la vie est la plus forte. Un instinct, un appel à se nourrir du meilleur et à reprendre vie.
Par Anne-Laure - Publié dans : Jardin poétique
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