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Lilichocolat -et chats- vous fait visiter un jardin un peu magique, divertissant de son mieux...
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Ressources culinaires

Lundi 6 juillet 2009
L'année scolaire est finie, et ce n'est pas dommage... Je vais pouvoir me mettre au travail !
Laissées de côté depuis quelques semaines pour cause de fatigue débordante et de chaton envahissant, les résolutions de vie nouvelle reviennent en force: rangement, désencombrement (il y en a encore, oui, oui), organisation domestique et professionnelle (je crois que les deux sont un peu liés), études diverses sur les plantes aromatiques, les remèdes anciens, les substituts à trouver pour des objets ou des habitudes du quotidiens polluants...

Ces vacances risquent de filer bien vite... Mais j'ai peut-être une solution pour qu'elles ne soient pas avalées dans les couloirs du temps : un petit livre très sympa sur le zen. Pourquoi pas?



Dans Soyons zen, Tsai Chih Chung explique au travers de petites histoires sur les grands maîtres du zen habilement illustrées comment le Zen peut changer la vie, et même qu'il est la vie.
Un état de bien être et de silence intérieurs se font jour dès les premières pages, dès la lecture de la première planche; car l'originalité de ce livre est de se présenter comme une BD, avec parfois un sens de lecture de droite à gauche déroutant la première fois mais permettant très vite un effort inconscient de concentration qui s'avère propice.
Au début, lorsque je l'ai reçu, j'ai râlé, j'avoue. J'avais envie d'un livre à texte, et je me retrouvais avec une BD !! Sur un sujet comme celui-là en plus, je m'attendais à un truc... plus... sérieux.
Et voilà, quelques préjugés découverts ! Finalement, j'ai adhéré très vite à cette présentation originale qui rend vraiment accessible une pensée relativement étrangère à nos fonctionnements habituels. Comme entrée en matière, je le recommande.

Ce livre est édité chez Jouvence, références
ici.

Un petit extrait que j'ai bien aimé:
















































Images publiées avec l'aimable autorisation des éditions Jouvence
Par Lilichocolat - Publié dans : Lire
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Samedi 27 juin 2009
On croit qu'on va oublier, que comme c'est "seulement" un animal, on ressentira moins la perte...
Pourtant, toujours je pense à lui, toujours je rêve de lui.
Difficile d'expliquer aux personnes qui me croient en "compensation" ou un peu déboulonnée combien la présence des chats compte dans ma vie, combien elle serait incomplète sans eux. Mais finalement, à quoi bon?

Merzhin me manque.

Adopter un animal n'est pas un acte à la légère, on s'engage pour quinze ans en moyenne, et si on veut bien faire les choses, ce n'est pas non plus gratuit.
En ce qui me concerne, l'adoption est même douloureuse les premiers mois, depuis ce qui s'est passé: si je commence à partager sans retenue la vie de mon nouveau petit compagnon à quatre pattes, dans quel état me retrouverai-je lorsqu'il disparaîtra?
Et si c'est à moi qu'il arrive quelque chose, est-ce que quelqu'un veillera sur lui?

Lorsque Merzhin nous a quittés l'an dernier, beaucoup de gens à qui j'ai parlé de ma peine m'ont dit que les animaux étaient des bêtes à chagrin, qu'il valait mieux garder ses distances, ne pas trop s'attacher...
Sans doute est-ce vrai pour l'attachement qui n'est bon pour personne, dans aucun rapport affectif, qu'il soit animal ou humain. "Attacher"... cela me fait toujours penser à la Fable de La Fontaine, Le Loup et le Chien.

Mais bête à chagrin... Quand chaque jour partager sa vie est une réjouissance, et pour ce qui est du chat, un plaisir esthétique permanent.

Tigre ou panthère de compagnie aux yeux d'émeraude, dont la confiance n'est jamais acquise, qu'il faut apprivoiser à chaque instant.

Gardien des rêves intimes, des limites dépassées, muse discrète dont la présence silencieuse remplit le coeur de pensées autonomes et inspirées.

Mon plaisir de vivre se loge en grande part dans l'observation des mouvements, des rites, des jeux de la gent féline. J'ai grandi avec eux, j'espère mourir auprès d'eux.

Ce n'est pas un culte. J'aime assez l'idée que nous avons un animal totem auprès duquel nous retrouvons le contact avec nos instincts enfouis, notre préhistoire, notre sensation d'appartenir à un tout.
Quand je pose mes mains sur le dos d'un de mes chats, ou que l'un d'eux vient vers moi pour un moment d'échange, je me sens apaisée, solide, reliée.

Alors oui, j'aurai sans doute encore de très gros chagrins.
Mais n'est-ce pas la preuve, comme le disait Musset, que l'on a aimé?


Photo Lilichocolat
Par Lilichocolat - Publié dans : Jardin poétique
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Mercredi 17 juin 2009
Après-midi papotage (tout en travaillant quand-même !) à la bibliothèque du Réseau d'Echanges Réciproques de Savoirs (comment, je n'ai jamais parlé du RERS de Bourges ici? Je répare cet oubli terrible dans un très prochain post...) avec ma chère Irema. Compagne de bibliothèque, mais aussi des ateliers d'écriture de l'an dernier.

Une époque qui me paraît très très loin.
Cela fera un an dans une semaine que j'ai perdu mon chat d'écriture, mon cher Merzhin. Et depuis, rien, pas une goutte d'encre un peu jolie, pas une ligne d'inspiration. A croire qu'il a embarqué avec lui plumes, écritoire et chemins d'histoires...

Pourtant, au fil de la discussion, quelques idées éparses se sont rassemblées, ont pris corps pour devenir une véritable évidence.

Je l'ai déjà dit, je ne crois pas aux coïncidences. Quand on est prêt, on voit les éléments sur notre route, on les rassemble et on se met à créer.

La semaine dernière, c'était au tour de mon compagnon d'aller chercher des livres à la médiathèque. Parmi ceux qu'il a rapportés se trouvait une BD que j'ai dévorée. La trame de l'histoire était étonnement familière, car il y a environ dix ans, j'avais commencé à en écrire une semblable. Mais ce n'est pas la première fois que je retrouve une idée de scénario, ou d'une autre sorte de création sous l'imagination de quelqu'un d'autre. Et en général, je me dis "bon, cette idée est déjà prise, cherchons-en une autre..." Arrivée au bout du volume, je m'aperçois que la suite est en suspens. Donc, doit se trouver forcément à la Médiathèque. Quelle ne fut pas ma surprise de ne pas trouver le deuxième tome ni aucun autre... Encore pleine d'espoir, je demande à la bibliothécaire. Non, la BD date de 1997 (hé oui, tiens tiens...) et ils n'ont jamais été achetés. Mais pourquoi? Par curiosité, nous regardons sur un site de libraires... Et là, surprise: ils ne risquaient pas de l'être car ils n'ont jamais paru...
La bibliothécaire me dit alors en souriant "il va falloir dessiner la suite...!"
Oui, je réponds en rigolant. Je remercie, je m'éloigne.

Scène d'après-midi. Nous parlons chats, écriture, lectures. Et là, comme dans un bain révélateur, le décor apparaît: Cette envie d'écrire revenue avec la frustration de ne pas savoir la suite de l'histoire. L'étrange ressemblance avec celle que j'avais commencé à écrire... Et sans doute par dessus tout une condition essentielle à mon retour vers la table d'écriture. Une condition sans laquelle, pendant un an, j'ai été sèche et sans inspiration... Un chat, bien sûr. Je ne parle pas de Noisette, ni de Noa, qui sont des chattes et n'ont pas de prétentions à devenir des accompagnatrices.  Mais bien d'un matou, qui plus est celui d'un vieux rêve, d'une sorte de tradition imaginaire. Un "muse-chat", qui m'inspire et m'encourage à écrire. Elixir l'élu...










photo Lilichocolat
Noisette ou la compagne de jeux idéale (en même pas trois jours... Magique !)
Par Lilichocolat - Publié dans : Ecrire
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Dimanche 14 juin 2009
"Vous êtes vous tenu les promesses que vous vous êtes faites à l'adolescence?" demandait Pierre Pradervand dans le livre Découvrir les vraies richesses...

Une question bien plus profonde qu'il n'y paraît... Bon nombre des rêves que j'avais à l'époque n'ont pas vu le jour, du moins pour l'instant, en raison de choix plus ou moins rapides à faire dont on ne mesure pas toujours les conséquences. Et qui nous entraînent dans une vie différente, parfois loin de ce qu'on avait imaginé.

Parfois aussi, certaines vieilles idées, certains vieux rêves se réalisent. Sous forme d'impulsion que l'on croit n'avoir pas provoquée, de "hazard" (mais existe t-il vraiment...). Oh, pas des grands rêves imprécis, qui viennent davantage combler un manque que relancer les dynamiques personnelles. Non, plutôt ce genre de détail qui s'incarne dans une entité, et qui représente une part de nous-même, une cohérence supplémentaire.
Un voyage, une acquisition, une scène de vie... Fixés depuis longtemps dans ce que l'on pourrait appeler une mémoire a posteriori, et qui déclenchent, le jour où l'on vit enfin la rencontre / le voyage / l'achat / la visite, une sensation de plénitude et de limpidité parfaites.

Il me semble que c'est ce qui m'arrive. Bien sûr, les éléments extérieurs participent, de près ou de loin. Des facteurs concordent, et le Moment arrive.

Tout a concordé. Les conditions, l'accord commun (parfois, pour réaliser son rêve, on a besoin de l'éprouver auprès de ceux dont on partage la vie), la capacité à assumer les conséquences de l'acte, la mesure de l'engagement.
Une intuition intérieure qui a permis de savoir que oui, c'était là, maintenant, que les choses allaient se jouer.

Et la dimension d'une rencontre, une entente réciproque.
Si j'en parle ainsi, c'est parce que je crois, je suis même sûre, que les mécanismes du bonheur et de l'épanouissement sont transposables. Même façon de s'y prendre pour réaliser un petit rêve, écouter un petit besoin intérieur, que pour donner du sens à sa vie, ou la transformer, guérir, s'affranchir.

En dépit des doutes, des résistances anciennes qui viennent interroger encore et encore, il faut plonger à la recherche de sa voix intérieure, sa source, celle qui sait qui nous sommes et ce qui nous révèle.

C'est une sensation de grande tranquilité, de grande cohérence. Depuis quinze jours j'ai marché un peu plus vers mon identité. Et j'ai réalisé un rêve d'adolescence: il s'appelle Elixir.


Photo Lilichocolat
Par Lilichocolat - Publié dans : Chats
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Jeudi 11 juin 2009
Longue parenthèse et grand coup de canif dans mes fraîches habitudes... L'organisation et ses joies est bien vite tombée aux oubliettes devant les évènements des derniers jours. Et je crois d'ailleurs que c'est normal, je me surorganisais pour meubler...
Depuis que je suis à Bourges, j'ai toujours croisé des chats sur mon lieu de travail. Des grands furtifs et des petits miaulant qui se faisaient adopter quand ils étaient trouvés. Je ne m'en occupais pas. Je m'étais éloignée de l'asso, de trop de tendresse pour ces orphelins... J'avais oublié la question problématique des naissances anarchiques, de la responsabilité directe de l'homme et de sa négligence, des incompréhensions et des réactions stupides. Je passais mon chemin. Bourges, de toute façon, c'était mon calvaire, l'épreuve de la patience, et le symbole terrible du chaton noir mort croisé lors de ma première visite à mon établissement.

Et puis il y a eu la portée de septembre. Quinze jours et l'émotion du biberon, cette sensation un peu déplacée mais douce de se prendre une heure pour une maman chat. Les trois minous ont été adoptés.
Ensuite, ce matin d'avril et la portée tout juste née à la porte de mon bâtiment... Un signe? Je décide de les recueillir, puis déstabilisée par les avis contraires partisans pour "laisser faire la nature" (mais de quelle nature parle t-on?), je les déplace et ferme les yeux sur ma lâcheté.

La semaine dernière, tout s'est accéléré: devant le bureau du directeur, des élèves traînent pour monter en cours. Ils savent que je m'occupe plus ou moins des chats du site, en tout cas que j'en ai l'intention, et quelques (maigres) connaissances. Ils m'interpellent, me demandent quoi faire. Je récupère trois boules de poils noires dans un état terrible: coryza carabiné, malnutrition, d'autres maux que je ne vois pas... C'est le début d'une course contre la fatalité, contre la négligence, contre l'indifférence. L'un d'eux ne survivra pas. Le début d'une découverte, celle de mon instinct maternel. Durant une semaine, guidée par une pro des chats (voir le site de l'asso
ici), je couve, soigne, nourris, espère, aime. Si petits, si fragiles. L'espoir au creux de la main.
Eole (si léger) et Europe sont pris en charge par l'asso à l'issue d'une semaine où j'ai peu dormi et beaucoup donné. Mon coeur se déchire. Mon espoir grandit.

Un autre minuscule chatounet est trouvé à la fin de la même semaine. Plus vif mais pas moins malade, malgré ce que les apparences voulaient nous faire croire. Adopté chez une amie de Bourges, Horus nous fait des blagues de mauvais goût... Mais pourquoi s'attache t-on si vite?

Début de cette semaine, les chatons d'avril révèlent leur cachette. Trois sont attrapés. Les deux autres, l'homme d'entretien dont le local servait de nid ne les a jamais vus...
Deux mois et apparemment en forme (mais je ne me fie plus à rien avec ces petits miséreux des rues), les chatons crachouillent encore quand je m'approche mais acceptent de plus en plus le jeu et viennent manger dans ma main.


J'ai recueilli ces six chats sans me poser de question. En suivant juste mon instinct. J'y ai trouvé un sens profond, une caverne secrète de mon âme. Une mise en abyme de ces blessures que l'on porte en soi sans jamais les bercer. Et qu'un être un jour, homme ou animal, vous permet de soigner parce qu'il vous ouvre la porte des pensées sauvages.
Cette découverte, nul ne peut mettre des mots dessus. C'est croiser un regard, et sentir que l'amour n'a pas de frontière d'espèce, que les échanges, les dialogues sont tous possibles. Que les origines de la vie palpitent à l'unisson.
Par Lilichocolat - Publié dans : Chats
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