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Lilichocolat -et chats- vous fait visiter un jardin un peu magique, divertissant de son mieux...
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Boîtes de rangement

Petites visites

Samedi 27 juin 2009 6 27 06 2009 14:26
On croit qu'on va oublier, que comme c'est "seulement" un animal, on ressentira moins la perte...
Pourtant, toujours je pense à lui, toujours je rêve de lui.
Difficile d'expliquer aux personnes qui me croient en "compensation" ou un peu déboulonnée combien la présence des chats compte dans ma vie, combien elle serait incomplète sans eux. Mais finalement, à quoi bon?

Merzhin me manque.

Adopter un animal n'est pas un acte à la légère, on s'engage pour quinze ans en moyenne, et si on veut bien faire les choses, ce n'est pas non plus gratuit.
En ce qui me concerne, l'adoption est même douloureuse les premiers mois, depuis ce qui s'est passé: si je commence à partager sans retenue la vie de mon nouveau petit compagnon à quatre pattes, dans quel état me retrouverai-je lorsqu'il disparaîtra?
Et si c'est à moi qu'il arrive quelque chose, est-ce que quelqu'un veillera sur lui?

Lorsque Merzhin nous a quittés l'an dernier, beaucoup de gens à qui j'ai parlé de ma peine m'ont dit que les animaux étaient des bêtes à chagrin, qu'il valait mieux garder ses distances, ne pas trop s'attacher...
Sans doute est-ce vrai pour l'attachement qui n'est bon pour personne, dans aucun rapport affectif, qu'il soit animal ou humain. "Attacher"... cela me fait toujours penser à la Fable de La Fontaine, Le Loup et le Chien.

Mais bête à chagrin... Quand chaque jour partager sa vie est une réjouissance, et pour ce qui est du chat, un plaisir esthétique permanent.

Tigre ou panthère de compagnie aux yeux d'émeraude, dont la confiance n'est jamais acquise, qu'il faut apprivoiser à chaque instant.

Gardien des rêves intimes, des limites dépassées, muse discrète dont la présence silencieuse remplit le coeur de pensées autonomes et inspirées.

Mon plaisir de vivre se loge en grande part dans l'observation des mouvements, des rites, des jeux de la gent féline. J'ai grandi avec eux, j'espère mourir auprès d'eux.

Ce n'est pas un culte. J'aime assez l'idée que nous avons un animal totem auprès duquel nous retrouvons le contact avec nos instincts enfouis, notre préhistoire, notre sensation d'appartenir à un tout.
Quand je pose mes mains sur le dos d'un de mes chats, ou que l'un d'eux vient vers moi pour un moment d'échange, je me sens apaisée, solide, reliée.

Alors oui, j'aurai sans doute encore de très gros chagrins.
Mais n'est-ce pas la preuve, comme le disait Musset, que l'on a aimé?


Photo Lilichocolat
Par Lilichocolat - Publié dans : Jardin poétique
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Mercredi 17 juin 2009 3 17 06 2009 20:22
Après-midi papotage (tout en travaillant quand-même !) à la bibliothèque du Réseau d'Echanges Réciproques de Savoirs (comment, je n'ai jamais parlé du RERS de Bourges ici? Je répare cet oubli terrible dans un très prochain post...) avec ma chère Irema. Compagne de bibliothèque, mais aussi des ateliers d'écriture de l'an dernier.

Une époque qui me paraît très très loin.
Cela fera un an dans une semaine que j'ai perdu mon chat d'écriture, mon cher Merzhin. Et depuis, rien, pas une goutte d'encre un peu jolie, pas une ligne d'inspiration. A croire qu'il a embarqué avec lui plumes, écritoire et chemins d'histoires...

Pourtant, au fil de la discussion, quelques idées éparses se sont rassemblées, ont pris corps pour devenir une véritable évidence.

Je l'ai déjà dit, je ne crois pas aux coïncidences. Quand on est prêt, on voit les éléments sur notre route, on les rassemble et on se met à créer.

La semaine dernière, c'était au tour de mon compagnon d'aller chercher des livres à la médiathèque. Parmi ceux qu'il a rapportés se trouvait une BD que j'ai dévorée. La trame de l'histoire était étonnement familière, car il y a environ dix ans, j'avais commencé à en écrire une semblable. Mais ce n'est pas la première fois que je retrouve une idée de scénario, ou d'une autre sorte de création sous l'imagination de quelqu'un d'autre. Et en général, je me dis "bon, cette idée est déjà prise, cherchons-en une autre..." Arrivée au bout du volume, je m'aperçois que la suite est en suspens. Donc, doit se trouver forcément à la Médiathèque. Quelle ne fut pas ma surprise de ne pas trouver le deuxième tome ni aucun autre... Encore pleine d'espoir, je demande à la bibliothécaire. Non, la BD date de 1997 (hé oui, tiens tiens...) et ils n'ont jamais été achetés. Mais pourquoi? Par curiosité, nous regardons sur un site de libraires... Et là, surprise: ils ne risquaient pas de l'être car ils n'ont jamais paru...
La bibliothécaire me dit alors en souriant "il va falloir dessiner la suite...!"
Oui, je réponds en rigolant. Je remercie, je m'éloigne.

Scène d'après-midi. Nous parlons chats, écriture, lectures. Et là, comme dans un bain révélateur, le décor apparaît: Cette envie d'écrire revenue avec la frustration de ne pas savoir la suite de l'histoire. L'étrange ressemblance avec celle que j'avais commencé à écrire... Et sans doute par dessus tout une condition essentielle à mon retour vers la table d'écriture. Une condition sans laquelle, pendant un an, j'ai été sèche et sans inspiration... Un chat, bien sûr. Je ne parle pas de Noisette, ni de Noa, qui sont des chattes et n'ont pas de prétentions à devenir des accompagnatrices.  Mais bien d'un matou, qui plus est celui d'un vieux rêve, d'une sorte de tradition imaginaire. Un "muse-chat", qui m'inspire et m'encourage à écrire. Elixir l'élu...










photo Lilichocolat
Noisette ou la compagne de jeux idéale (en même pas trois jours... Magique !)
Par Lilichocolat - Publié dans : Ecrire
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Dimanche 14 juin 2009 7 14 06 2009 14:57
"Vous êtes vous tenu les promesses que vous vous êtes faites à l'adolescence?" demandait Pierre Pradervand dans le livre Découvrir les vraies richesses...

Une question bien plus profonde qu'il n'y paraît... Bon nombre des rêves que j'avais à l'époque n'ont pas vu le jour, du moins pour l'instant, en raison de choix plus ou moins rapides à faire dont on ne mesure pas toujours les conséquences. Et qui nous entraînent dans une vie différente, parfois loin de ce qu'on avait imaginé.

Parfois aussi, certaines vieilles idées, certains vieux rêves se réalisent. Sous forme d'impulsion que l'on croit n'avoir pas provoquée, de "hazard" (mais existe t-il vraiment...). Oh, pas des grands rêves imprécis, qui viennent davantage combler un manque que relancer les dynamiques personnelles. Non, plutôt ce genre de détail qui s'incarne dans une entité, et qui représente une part de nous-même, une cohérence supplémentaire.
Un voyage, une acquisition, une scène de vie... Fixés depuis longtemps dans ce que l'on pourrait appeler une mémoire a posteriori, et qui déclenchent, le jour où l'on vit enfin la rencontre / le voyage / l'achat / la visite, une sensation de plénitude et de limpidité parfaites.

Il me semble que c'est ce qui m'arrive. Bien sûr, les éléments extérieurs participent, de près ou de loin. Des facteurs concordent, et le Moment arrive.

Tout a concordé. Les conditions, l'accord commun (parfois, pour réaliser son rêve, on a besoin de l'éprouver auprès de ceux dont on partage la vie), la capacité à assumer les conséquences de l'acte, la mesure de l'engagement.
Une intuition intérieure qui a permis de savoir que oui, c'était là, maintenant, que les choses allaient se jouer.

Et la dimension d'une rencontre, une entente réciproque.
Si j'en parle ainsi, c'est parce que je crois, je suis même sûre, que les mécanismes du bonheur et de l'épanouissement sont transposables. Même façon de s'y prendre pour réaliser un petit rêve, écouter un petit besoin intérieur, que pour donner du sens à sa vie, ou la transformer, guérir, s'affranchir.

En dépit des doutes, des résistances anciennes qui viennent interroger encore et encore, il faut plonger à la recherche de sa voix intérieure, sa source, celle qui sait qui nous sommes et ce qui nous révèle.

C'est une sensation de grande tranquilité, de grande cohérence. Depuis quinze jours j'ai marché un peu plus vers mon identité. Et j'ai réalisé un rêve d'adolescence: il s'appelle Elixir.


Photo Lilichocolat
Par Lilichocolat - Publié dans : Chats
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Jeudi 11 juin 2009 4 11 06 2009 18:56
Longue parenthèse et grand coup de canif dans mes fraîches habitudes... L'organisation et ses joies est bien vite tombée aux oubliettes devant les évènements des derniers jours. Et je crois d'ailleurs que c'est normal, je me surorganisais pour meubler...
Depuis que je suis à Bourges, j'ai toujours croisé des chats sur mon lieu de travail. Des grands furtifs et des petits miaulant qui se faisaient adopter quand ils étaient trouvés. Je ne m'en occupais pas. Je m'étais éloignée de l'asso, de trop de tendresse pour ces orphelins... J'avais oublié la question problématique des naissances anarchiques, de la responsabilité directe de l'homme et de sa négligence, des incompréhensions et des réactions stupides. Je passais mon chemin. Bourges, de toute façon, c'était mon calvaire, l'épreuve de la patience, et le symbole terrible du chaton noir mort croisé lors de ma première visite à mon établissement.

Et puis il y a eu la portée de septembre. Quinze jours et l'émotion du biberon, cette sensation un peu déplacée mais douce de se prendre une heure pour une maman chat. Les trois minous ont été adoptés.
Ensuite, ce matin d'avril et la portée tout juste née à la porte de mon bâtiment... Un signe? Je décide de les recueillir, puis déstabilisée par les avis contraires partisans pour "laisser faire la nature" (mais de quelle nature parle t-on?), je les déplace et ferme les yeux sur ma lâcheté.

La semaine dernière, tout s'est accéléré: devant le bureau du directeur, des élèves traînent pour monter en cours. Ils savent que je m'occupe plus ou moins des chats du site, en tout cas que j'en ai l'intention, et quelques (maigres) connaissances. Ils m'interpellent, me demandent quoi faire. Je récupère trois boules de poils noires dans un état terrible: coryza carabiné, malnutrition, d'autres maux que je ne vois pas... C'est le début d'une course contre la fatalité, contre la négligence, contre l'indifférence. L'un d'eux ne survivra pas. Le début d'une découverte, celle de mon instinct maternel. Durant une semaine, guidée par une pro des chats (voir le site de l'asso
ici), je couve, soigne, nourris, espère, aime. Si petits, si fragiles. L'espoir au creux de la main.
Eole (si léger) et Europe sont pris en charge par l'asso à l'issue d'une semaine où j'ai peu dormi et beaucoup donné. Mon coeur se déchire. Mon espoir grandit.

Un autre minuscule chatounet est trouvé à la fin de la même semaine. Plus vif mais pas moins malade, malgré ce que les apparences voulaient nous faire croire. Adopté chez une amie de Bourges, Horus nous fait des blagues de mauvais goût... Mais pourquoi s'attache t-on si vite?

Début de cette semaine, les chatons d'avril révèlent leur cachette. Trois sont attrapés. Les deux autres, l'homme d'entretien dont le local servait de nid ne les a jamais vus...
Deux mois et apparemment en forme (mais je ne me fie plus à rien avec ces petits miséreux des rues), les chatons crachouillent encore quand je m'approche mais acceptent de plus en plus le jeu et viennent manger dans ma main.


J'ai recueilli ces six chats sans me poser de question. En suivant juste mon instinct. J'y ai trouvé un sens profond, une caverne secrète de mon âme. Une mise en abyme de ces blessures que l'on porte en soi sans jamais les bercer. Et qu'un être un jour, homme ou animal, vous permet de soigner parce qu'il vous ouvre la porte des pensées sauvages.
Cette découverte, nul ne peut mettre des mots dessus. C'est croiser un regard, et sentir que l'amour n'a pas de frontière d'espèce, que les échanges, les dialogues sont tous possibles. Que les origines de la vie palpitent à l'unisson.
Par Lilichocolat - Publié dans : Chats
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Samedi 30 mai 2009 6 30 05 2009 15:18

Avec le retour des beaux jours, les shorts et jupons légers ont refait surface. L'expression est choisie, tant il est vrai qu'extirper la boîte "vêtements d'été" m'a demandé un peu de mémoire et de courage sur le coup.
Maintenant, c'est l'heure de l'inventaire. Que remettre en service? Que décider pour les pièces qui présentent des taches (apparues dans le noir du placard?) ou d'autres accidents de service (bouton manquant pas encore remplacé depuis ... heu... longtemps). Et le carton "à donner", on va vraiment le chercher tout de suite?

Des faiblesses me prennent toujours dans ces moments-là. Et la jupe démodée, le pull déformé s'en tirent à bon compte d'une année sur l'autre. Mais ne sont pas portés pour autant.
Tout de même, depuis quelques temps, l'aiguille et le fil travaillent davantage, et c'est tout de même quelques serviettes de table (autant de serviettes papier qui ne seront plus achetées) et mouchoirs qui ont fait leur apparition. Prochaine étape: taies d'oreiller, housse de couette et torchons...

Le risque est grand que je me retrouve comme à chaque fois devant mon placard vide les bras ballants avec un immense tas de fringues sur le lit, dubitative et soudain très fatiguée, que je remette tout (à plus tard) et que j'aille cuisiner...

Non, pas cette fois. A force de me documenter chez les gens bien organisés, les coachs domestiques et autres pros du relooking, je me suis fabriqué un petit outil que voici:

Critères

Valeurs

Associations

- d’une : 0

entre 2 et 5 : 1

5 et plus : 2

Toutes saisons

1 saison : 0

2 saisons : 1

Plus de 2 : 2

Catégorisé

1 catégorie : 1

2 catégories : 2

3 catégories : 0

Couleurs

Dans le nuancier : 2

Pas complètement : 1

Pas du tout : 0

Discrétion

flashy : 0

Neutre : 1

Discret : 2

Salissant

Très : 0

Moyen : 1

Pas du tout : 2

Entretien

Facile : 2

Fragile et main : 1

Pressing : 0

Pratique

Très : 2

Normal : 1

Pas pratique : 0

Confortable

Très : 2

Confortable : 1

Etriqué : 0

Coup de Cœur

Vraiment : 8

Neutre : 4

Bof : 0

Usure

Peu usé : 2

Usé : 1

Très usé : 0

Seyant

Très : 2

Moyen : 1

Peu : 0

Total/30

 


Ce tableau me permet de procéder pièce par pièce (je peux n'en faire que 2 ou 3 si je manque de courage) et de voir d'après la note obtenue si le vêtement passé à l'interrogatoire est apprécié et valorisé dans ma garde robe ou pas... Et décider de son sort en conséquence.
Jusqu'à présent, je n'avais pas de regret "sentimental" en me défaisant d'un vêtement, diverses astuces trouvées chez Dominique Loreau permettant de ne pas retourner le chercher dans le carton prêt à partir aux bonnes oeuvres (le prendre en photo, écrire quelques lignes expliquant pourquoi on aimait bien ce vêtement, le souvenir qui y est associé...) et m'étais donné pour résolution de ne jamais regretter un objet sorti de chez moi (j'avais quinze ans et avais oublié que le sac  jeté ne contenait pas des poubelles mais des objets que je ne souhaitais nullement jeter... J'ai préféré ne plus y penser). Mais j'ai parfois liquidé des vêtements qui auraient été pratiques si j'avais à cet instant pensé à en faire un autre usage, à les associer avec autre chose...
J'espère réussir à ajuster plus précisémment ce qui se trouve dans mon placard avec l'usage que j'en fais.
Y a plus qu'à !
Par Lilichocolat - Publié dans : Ranger
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