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Lilichocolat -et chats- vous fait visiter un jardin un peu magique, divertissant de son mieux...
Bonne promenade!

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Ressources culinaires

Dimanche 1 novembre 2009

 Il reste (presque) toujours de quoi préparer un potage quand on rentre chez soi après quelques jours; les cucurbitacées (encore elles !) se gardent très bien au frais: potiron, patisson, patidou...

Voici une recette et le petit menu qui va avec, le tout rapide et délicieux !

Pour le velouté:

- 200g de Valenciano et 1/2 courgette (petite) ou une courgette entière
- 1 poignée de petits pois surgelés
- 2 CS de lentilles vertes du Berry (si on habite dans le Berry)
- 3 feuilles de laurier séchées
- 1 CC d'herbes de Provence
- 1 CC de bouillon de légumes déshydraté (en magasin bio)

Dans un litre d'eau froide, faire cuire doucement les ingrédients (environ 20 min; goûter les lentilles, ce sont elles qui mettent le plus de temps); saler en fin de cuisson; séparer le bouillon des légumes et passer ces derniers au moulin à légumes. Rajouter la quantité de bouillon selon le goût pour obtenir une consistance de velouté. Si on le souhaite, on peut mettre une pointe de couteau de curcuma et quelques gouttes de crème soja au moment de servir.

Pour le reste du repas: un petit morceau de tomme de Brebis (avec le chèvre, les deux fromages les plus digestes) accompagné d'une tranche de pain d'avoine grillé (en magasin bio) et en dessert une poire pochée (pour plus de digestibilité également).




Photo: Photo Libre
Par Lilichocolat - Publié dans : Se régaler
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Mardi 27 octobre 2009

 Au Festival International du Film Ecologique (qui a lieu tous les ans à Bourges à la mi-octobre), j'ai rencontré les membres de l'association "Les Amis des chats du Loiret".
Déjà engagée auprès d'une association tourangelle, Félin pour l'Autre (voir lien ci-contre), j'ai simplement échangé avec eux, mais la situation est semble t-il tout aussi compliquée qu'en Touraine.
Depuis deux étés, les abandons se multiplient, le nombre de petits félins sans maison ni protection a considérablement augmenté depuis 2008.
Ce qui plaît aux gens qui viennent adopter, ce sont les chatons type siamois ou persans, et les adultes sont moins prisés.
Le pire est d'être un chat adulte, positif au FIV (immunodéficience féline) ou encore estropié. Ces derniers sont pourtant les plus affectueux.

Adopter. Le dictionnaire dit "faire sien par choix, par décision". Ce qui sous-entend une réflexion approfondie sur les conséquences d'un tel acte, un engagement à assumer les côtés même les plus désagréables de l'aventure.

Adopter, c'est faire sien. C'est un lien. Alors, pourquoi les associations que je connais se retrouvent actuellement avec 200 chats à caser? Avec des déficits financiers parce qu'il faut bien nourrir, soigner, abriter des compagnons auxquels, en période de vacances, on devient subitement allergique?

Dans un monde où tout est payant, le service de garde de vacances ne pourrait-il pas devenir une entraide, libre et gratuite? A-t-on toujours forcément besoin d'être dédommagé pour rendre service?

Décider de partager sa vie avec un animal, oui, c'est contraignant. Il faut trouver des solutions quand on s'absente, prévoir un budget pour la nourriture, les vaccins, la vermifugation, et s'il tombe malade, ou est accidenté, être prêt à payer de fortes sommes.

L'amour ne suffit pas quand on adopte un animal; il faut aussi une bonne dose de loyauté, pour ne pas s'en débarrasser à la première déconvenue. C'est un être vivant auquel on doit le respect, et des conditions de vie décentes jusqu'à la fin. Je suis persuadée que si l'on ne peut pas le faire, c'est que l'on n'a pas encore compris le caractère sacré de la vie, et que dans une situation extrême, il n'est pas dit que nous aurions plus de respect pour un être humain.

Nous avons trois chats; Par moments, je regrette d'avoir fait ce choix: les dépenses sont conséquentes, surtout avec l'un d'eux malade; leur bien-être est assuré parfois au détriment du nôtre. Partir en vacances, en week-end est devenu un casse-tête. Je tremble de devoir assumer une opération chirurgicale, des soins consécutifs à un accident.
Mais je n'abandonnerai pas mes chats.



Ils ne s'entendent pas tous très bien; trouver du temps pour bien s'occuper d'eux, ce n'est plus aussi facile, plus aussi plaisant. J'ai parfois l'impression d'être devenue chef de meute, plus qu'amie de mes compagnons félins.
Mais je n'abandonnerai pas mes chats.
















Je suis devenue allergique à cause de la concentration d'animaux dans la maison, même si je fais en sorte qu'ils accèdent le plus possible à l'extérieur; le corps médical me conseille de "nettoyer" mon environnement. Les dispositions que je prends sont tout sauf abandonner mes chats.



Si on peut abandonner sans honte un animal qui nous fait totalement confiance, qui nous offre le meilleur de lui, qui est là, tout de même, pour notre bon plaisir, je suis certaine que l'on est capable de franchir un deuxième pas, et d'abandonner un humain. Nous sommes tous liés, bêtes et hommes. S'engager, c'est se respecter soi-même dans ce que nous avons de sacré, de fidèle... d'humain. Donner sa parole.

Une visite pour Les Amis des chats du Loiret: c'est ici
Pour aider l'association Félin pour l'Autre à opérer un chat (renversé par une voiture, les maîtres ont refusé les arrangements proposés, préférant faire euthanasier LEUR chat...): c'est 

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Par Lilichocolat - Publié dans : Participer
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Lundi 26 octobre 2009

Est une fête irlandaise, d'origine celte.
Une petite heure de récréation pour un résultat à faire peur à tous les mauvais esprits, le soir du passage.
Une lumière dansante pour penser à ceux qui nous manquent. Car ce jour du 1er Novembre est celui, unique dans l'année, où les vivants cohabitent avec les morts.

Le soir du passage vers le grand Automne. Pas celui des feuilles dorées et des poires bien mûres. Celui des brouillards immobiles, des gelées soudaines, des arbres fantômatiques. Du froid qui enveloppe la terre pour lui permettre le repos cyclique.

La chaleur de nos maisons, les récoltes entreposées à la cave, et sur le bord de la fenêtre, un sourire énigmatique qui protège les habitants.


Le Valenciano peut aussi servir à cela ! (Photo Lilichocolat)


Par Lilichocolat - Publié dans : Décorer
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Lundi 26 octobre 2009

 Il y a des moments où le silence est la seule réponse que l'on puisse donner au monde.
Sans savoir vraiment ce qui le motive, d'où vient ce besoin de ne rien dire, absolument rien, à personne.
Ce n'est pas si évident, pour les âmes sensibles aux changements, de maintenir les actes, les trajectoires et les paroles.

Pour capter du sens dans ces semaines chaotiques, reflet de ma vie intérieure, les couleurs ont été primordiales.
L'automne en est la saison privilégiée d'ailleurs.
Des lectures m'ont révélé le besoin de couleurs pour l'oeil humain, sa santé. Ce captage des nuances nourrit le cerveau et le corps entier.

Couleurs de la nature à contempler, couleurs dans la maison avec une décoration agréable, couleurs des vêtements que l'on choisit de porter... Avoir conscience de ces regards et de ces choix permet de savoir ce dont le corps peut avoir besoin certains jours. Rouge dynamisant, bleu apaisant, vert calmant, orange stimulant...

Et bien sûr, il y a la palette de couleurs des légumes d'Automne. J'ai une fascination pour les courges, si variées en formes, tailles et couleurs.
L'étal du marché est à lui seul un festival pour les yeux, promesse d'une fête des papilles tout aussi joyeuse.



Le jardin a lui aussi abrité cet automne des cucurbitacées, mais bien étranges, et que j'ai mis du temps à identifier !
En effet, pour un paquet de graines de courgettes, je me suis retrouvée avec ces géants blancs:



Le plus gros d'entre eux pesait 7,5 kg !!
Il s'appelle Cucurbita maxima Valenciano, sa chair est très douce et assez juteuse, ce qui permet de le cuisiner comme une courgette. La recherche obstinée de son identité m'a d'ailleurs permis de découvrir ce site, très intéressant:
http://cucurbitophile.ovh.org/var/0023/var.php

Le Berry restera associé à la découverte de ces quantités de variétés de courges, potirons et citrouilles, qui ont sans doute contribué à rendre mes automnes plus savoureux et moins nostalgiques...












Photos: Lilichocolat

Par Lilichocolat - Publié dans : Se régaler
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Vendredi 25 septembre 2009

  Au fond de moi, depuis toujours, vit une bête.
Je l'ai parfois approchée ces dernières années, alors qu'auparavant, la simple pensée d'elle si monstrueusement sauvage me donnait des frissons de terreur.

Elle vit dans la cave la plus profonde et la plus ancienne de mon esprit.
Pour y accéder, il faut passer dans l'autre sens tous les obstacles de sécurité dressés pour qu'elle ne s'échappe pas: des gardiens, relevés régulièrement sous ma surveillance (mais pas infaillible). Quantité de pièges et chausse-trappes, chemins détournés, leurres. Quand on parvient à trouver la porte ferrée qui mène au corridor de l'antre, encore faut-il trouver la bonne clé.
C'est au fond de la dernière salle, derrière trois autres portes aussi blindées, que l'on peut enfin sentir la chaleur infernale et toute la force sans limite de cette chimère d'émotions brutes, indomptées.
La garder en cage est la plus sûre protection, quand on n'a pas d'autre solution.

Un jour pourtant, la curiosité nous pousse. Savoir quel regard a cette bête furieuse au fond de nous, à quoi elle ressemble vraiment. Qui nous sommes quand nous redevenons sauvages.

Descendre voir. S'approcher. Descendre en soi rencontrer cette part d'ombre, cette boule d'énergies indomptée, en ayant bien conscience que certains n'en sont jamais revenus. Si la bête nous échappe, prend tout empire sur nous, c'est la fin du sens et le début du chaos. L'Apocalypse n'existe qu'en nous.

Je sais à quoi ma bête ressemble. C'est une dragonne. Noire, immense, des yeux remplis de flammes et la morsure empoisonnée.
Je me suis fait mordre, déjà. Cela fait mal pendant des jours, parfois des semaines, le poison se diffuse lentement, cette bile noire, la mélancolie. Elle souffle des idées malades, mauvaises, gâtées. C'est le sang noir de la dépression.
C'est ce qui arrive quand la bête est laissée au fond de sa cage, très loin de nous, tout au fond de notre esprit.

On a parfois la chance de sentir que les énergies puissantes de nos vies doivent être comprises et apprivoisées pour nous porter. Mais les dragons de l'esprit ne sont pas livrés avec le mode d'emploi.
Et nous sommes avec eux maladroits, violents ou au contraire trop doux, indolents. Morsures, griffures, entêtement nous conduisent alors à remonter, furieux, et laisser cette vie instinctive tourner en rond dans sa prison, nous privant d'équilibre.

Il existe cependant un moyen d'accéder au manuel de dressage et d'apprivoisement du dragon intérieur, d'entrer en communication avec lui. Avoir les outils et les gestes sûrs, adaptés, sans violence ni molesse, alliant écoute et fermeté.

Comme chaque bête est différente, ce sera à nous de créer ce grimoire personnel adéquat.

Les maîtres-dragoniers existent.
Dans notre monde, ils sont connus sous le nom de psychanalystes.
Ils nous aident à utiliser ces outils, en trouver ou inventer d'autres, à apprendre les gestes qui nous permettent, jour après jour, d'apprivoiser notre intrinsèque bête fauve.


Par Lilichocolat - Publié dans : Ecrire
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