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Lilichocolat -et chats- vous fait visiter un jardin un peu magique, divertissant de son mieux...
Bonne promenade!

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Ressources culinaires

Bourges et Berry

Vendredi 26 septembre 2008
Vite, un mot, même un seul tout petit, pour tenter de rattraper septembre qui s'enfuit...
Mais déjà il tourne le dos, sourd à mes appels de vacancière attardée sur le quai maintenant désert.
Heureusement il me reste, dans la poche de ma veste, un beau souvenir.
Un souvenir parfumé de lumières pré-automnales, dorées et miroitantes, caresse presque mordante sur mon pull noir.
Un souvenir qui malgré tout, aura refusé de courir avec le temps pressé, les activités débordantes, cette boule de nerfs acérés que l'on nomme rentrée.

Une langueur qui s'étire dans la fin de l'été...
Petite remontée dans le temps. Nous sommes le 14 septembre, c'est un dimanche. Météo plus que clémente, et une drôle d'envie dévorante de battre la campagne.
Mais pas n'importe laquelle. Je vous emmène dans le Pays Fort, entre Sologne et Sancerrois.
En réalité, ma visite a un but. Comme toujours, une crise d'esthétisme  me pousse à sortir de ma tannière.

J'ai rendez-vous avec une artiste. J'ai la chance de la connaître, de travailler même avec elle.
Ses photos sont exposées (jusqu'au 30 novembre 2008) dans une auberge, La Vouivre, dans un petit village: Neuvy-Deux-Clochers.
Je ne nierai pas que la perspective de remplir mes yeux des oeuvres de Sophie en dégustant les plats du chef figurait dans mes perspectives de réjouissances. Je ne fus déçue ni par les unes ni par les autres.

Une farandole de mets raffinés, colorés, savamment présentés, se sont offerts à mon palais. Mention toute spéciale à l'entrée, chèvre chaud sur tartine croustillante de pain d'épices et pêches de vigne, troublante de sensualité, et au dessert, un bonheur d'oranges confites et une mousseuse omelette norvégienne... Je suis plus réservée sur le plat, mais cela vient sans doute du fait que je ne suis plus habituée à la tradition française, un peu trop... riche.




L'entrée, tout un poème...
Photo Lilichocolat











La salle du restaurant, couleurs chaudes et matières nobles, mettait en valeur le travail de l'artiste.
De grandes et moins grandes photos, certaines mises en scène, d'autres prises au détour d'une promenade, dans les marais de Bourges. Sous l'objectif de Sophie, les éléments de la nature reçoivent comme une âme, une envergure. C'est un peu comme si elle savait les faire chanter, et nous invitait en même temps à écouter la musique secrète de leur rythme, de leur saison, de leur éphémère. Une feuille n'est plus seulement feuille, elle est danseuse délicate, relief d'une existence invisible et forte. Une flaque se transforme en nuage volubile et mystérieux, elle semble rire de notre ignorance: "Hé, mais oui, l'art est partout pour qui sait voir".
Dans cette fraîcheur d'automne, je me laisse aller. Une douce torpeur m'envahit quand je franchis le seuil du restaurant, ou, devrais-je dire, du refuge idéal pour une journée d'automne langoureuse et tranquille.
Je garde une image. Sans doute ce qui pour moi pourrait être un symbole: une harmonie entre l'homme et la nature, vue par Sophie.


Photo: Sophie B., reproduction pour le blog avec l'aimable autorisation de l'auteur

S'en est suivie une balade entre Neuvy, la tour de Vesvre (étonnante construction carrée fortifiée dont l'origine remonte à 1034), et une incontournable halte à la Borne et ses poteries. Le dimanche nonchalant fut englouti dans la placidité joyeuse du Berry. Etonnamment relaxante, même en tant que souvenir. Sans doute y avait-il, dans les rêves de Sophie, dans la sauce du rôti, ou bien dans la poussière de la petite église de Neuvy, un peu de magie...

Pour découvrir davantage l'univers de Sophie, une petite visite ici
Par Lilichocolat
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Jeudi 28 août 2008

La cité berruyère ne vit pas vraiment une histoire apaisée avec ses habitants félins…

La semaine dernière, un article du journal local contait par le menu quelques « exécutions » sauvages de chats errants, notamment dans les quartiers nord, commises par des personnes visiblement barbares. Je ne souhaite pas m’étendre sur le sujet, ce serait faire trop d’écho à l’inconscience.

Ce qui me met en colère, ce sont tous ces propriétaires de chats qui se laissent aller à croire qu’ils ne sont pas responsables de la population féline et de son affolante expansion.

Le chaton est bien mignon, on va le prendre pour les enfants, mais bon, on le nourrit et puis c’est tout, hein, il ne faut pas non plus exagérer.

Je passe évidemment sur la question de la vaccination, qui permet de protéger les chats en évitant qu’ils se refilent des maladies entre eux, ce qui aurait pour vertu d’éviter aussi quelques abandons, car le chat malade est beaucoup moins sexy du coup, et puis le véto ça coûte cher, ben tiens, on n’a qu’à le laisser sur le bord de la route, c’est résistant un chat, oui et puis ça retourne facilement à la vie sauvage, pas d’inquiétude, il va s’en sortir…

Evidemment, tant qu’on n’a pas donné un coup de main en association ou à la SPA, on ne peut pas savoir que le pauvre chat va chercher par tous les moyens à se rapprocher d’un foyer, car n’étant pas né en condition sauvage, pas idiot, il ne souhaite pas s’y risquer…

Un beau jour, une dame pas méchante le trouve dans son jardin, le nourrit quelques jours et le voyant s’installer, va quand même appeler la SPA parce qu’il n’est pas à elle…

La suite n’est pas plus facile : depuis mai, les refuges sont plein à craquer. Une vague de folie a dû balayer la région (on dirait bien que Tours est aussi touchée), et les abandons se sont tellement multipliés que la SPA n’a pas pu répondre à toutes les demandes. Les associations sont elles aussi saturées…

Depuis le début de l’été, j’entends parler sans cesse de portées de chatons qui envahissent les jardins. Il y en a tant, on ne sait plus quoi en faire. Et s’il n’est pas indispensable pour une chatte d’avoir eu une portée avant d’être stérilisée (la chatte n’est pas une femme, elle n’a pas de désir d’enfant et ne souffre pas de ne pas « pouponner »), en revanche retirer ses chatons à une mère pour les noyer (… ou autre), c’est cruel et dangereux.

Certaines idées reçues ont la vie dure.

Non, un chat n’est pas un animal semi-sauvage qui reprend son indépendance à tout moment.

Non, il ne supporte pas plus qu’un chien d’être abandonné (on dira pour cacher sa culpabilité « remis en liberté » bien sûr)

Oui, nous avons un devoir envers ces animaux et devons réguler cette population, car nous sommes responsables de la quantité des naissances : en favorisant la reproduction (le petit chat mignon que l’on nourrit dehors va devenir un chat adulte en pleine possession de ses moyens de reproduction en quelques mois… Y pensons nous toujours avant de rentrer dans l’engrenage ?)

Oui, une chatte est très prolifique : en moyenne trois portées par an, avec environ 3 à 5 chatons à chaque portée (récemment, j’ai vu le cas d’une minette qui en avait eu 6 la première fois, et 8 la deuxième !… Elle a recommencé sitôt les premiers sevrés…), je vous laisse faire le calcul, sachant que statistiquement il naît plus de chattes que de chats…

Avant, les chats vivaient en périphérie des humains, à demi-sauvages, dans les environs des fermes ou des habitations.

A présent, ce sont des animaux domestiques, qui apprécient la vie au contact des humains, y développant des qualités et des comportements qui apportent plaisir et bien-être à ceux qui les aiment.

A ce titre, nous avons une responsabilité envers eux, et la seule solution est de

Stériliser vos chats !


Et si vous vous sentez la possibilité d'assumer pendant une quinzaine d'années un petit félin chez vous, voici une bonne adresse ici
Par Lilichocolat
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Lundi 25 août 2008

19 heures, ce dimanche 24 août 2008

Aérodrome de Bourges, mains dans les poches, montées d’adrénaline.

Je suis sérieuse et observatrice, comme dans toutes les situations qui requièrent mon entière attention, c’est à dire celles où je ne maîtrise rien, ou pas grand-chose.

Ce qui m’a poussée là, moi la plus trouillarde qu’un lapin amarré à son terrier, je ne sais pas trop ce que c’est…

Je repense à la montagne. L’ivresse du ciel agit comme un élixir, une eau de vie qui donne le feu au ventre et fait oublier la peur…

Tellement sans doute que ça m’a donné envie d’aller voir encore plus haut.

On prend goût à la caresse des nuages.

L’avion paraît si petit, si léger…

 

 

 

 

 

 

 

 


L'oiseau

 

Pourtant je monte et ça y est, je me raconte une histoire. C’est à la fois un rêve et un moment intense, joyeux.

Quand l’appareil se met en ligne sur la piste de décollage, accélère puis s’envole, j’ai les larmes aux yeux. C’est une sensation merveilleuse de devenir soudain aussi léger que l’air et de voir le sol s’éloigner à toute allure…

Voler. Le rêve de chaque enfant, chaque homme. Même moi, mais je ne le savais pas.

Certains des avions de la flotte du club peuvent relier Bourges à la Corse en 3 heures.

Nous filons déjà à 170 km/h et survolons la campagne berrichonne à environ 2400 pieds.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 


Les voitures progressent lentement sur des routes minces comme des fils, les moutons dans les champs ressemblent à des cocons de soie.


 

Châteauneuf sur Cher, puis l’Abbaye de Noirlac et Saint-Amand, en seulement quelques minutes…

La campagne est si belle vue du ciel. Une petite pensée pour Yann Arthus-Bertrand.

Au retour, cap sur la Cathédrale, les couleurs d’un ciel un peu capricieux de fin de journée sont surprenantes. Une boucle au dessus de notre maison ( !) et soudain la piste réapparaît… Je retiens mon souffle, le pilote se concentre, l’appareil est pourtant docile, pas de vent, nous nous posons en douceur. J’ai beau m’y attendre, le moment où les roues touchent le sol est cependant surprenant.

Cette balade me laisse un goût de merveilleux, de rêve réalisé.

Une petite étincelle danse dans mes yeux d’enfant.

Et c’est un pas de plus vers la légèreté.

Noirlac vue du ciel


 

Aéroclub de Bourges : le site à visiter ici

Photos Lilichocolat

Par Lilichocolat
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Samedi 17 mai 2008
Une atmosphère particulière, surtout l'hiver, les bois humides, la lumière incertaine, peut-être bien oui, que tout cela a révélé la sorcière qui dormait en moi...

Le Berry est une terre mystérieuse, qui ne se livre pas facilement, mais s'apprivoise, se cherche, se contemple.



C'est un pays guérisseur, qui incite à visiter son intériorité pour y mettre de l'ordre et de la beauté.
Un pays enchanteur qui invite à lâcher prise et à ne pas toujours tout contrôler.
Un pays discret aux charmes flous, sur lequel il faut très doucement se pencher si l'on veut en découvrir les secrets.

Un endroit qui apprend la patience et l'amour, les révèle au détour d'une promenade, là, un renard dans la futaie, quelques champignons (pour les potions!) et des perles de rosée...

Je ne crois pas au hasard. Le Berry m'a accueillie alors que j'étais en détresse et m'a sauvée, initiée. Un petit hommage s'imposait!


Photo Lilichocolat (Pays Sancerrois)
Par Nouche
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Mardi 29 avril 2008
Bourges est une dame réservée, jalouse de ses secrets et de certaines beautés anciennes qu'elle tente de dissimuler au regard trop curieux. Aussi ai-je mis du temps à la découvrir comme il faut découvrir sa ville: à pied. Dès que la sonnerie de fin des cours retentit, et qu'avec un peu de magie le ciel s'éclaircit, je rentre chez moi en pédibus...

Marcher... C'est comme un poème, une liberté. Rimbaud, surnommé l'homme aux semelles de vent car il composait en marchant, avait sans doute senti cette exhaltation douce, l'émerveillement des mots naissant à mesure que le paysage change...

Et puis pour aimer une ville, je crois qu'il faut "la" marcher.

J'avais tellement parcouru Tours, je l'avais explorée, goûtée, découverte, je m'y étais perdue avec délice...

La Berruyère est bien jolie aussi, et selon les chemins que je lui dessine, elle me montre des visages qui m'inspirent, m'offre des couleurs qui me ravissent.
Plus je la regarde défiler, plus elle me paraît rassurante, ses eaux sont onctueuses, ses rues sont gourmandes, ses maisons vivantes.

Je veux la marcher encore. Jusqu'à ce que je sois rassasiée. Car les regrets sont les oeuvres inspirées qui n'ont pas été créées...

Photo Lilichocolat
Par Nouche
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