Dimanche 9 novembre 2008
Que faire par un dimanche de pluie?
Les dimanches de mon enfance étaient toujours gris, lents et de mauvais augure. Les après-midi s'étirent lentement mais inexorablement vers un autre début de semaine, des réveils pénibles et des regrets somnolents.
Bourges sous la pluie, sous un ciel blanc d'eau et d'hiver.
Une journée privée, une enclave dans les aspérités du quotidien.
Un jour pour poursuivre la douilletisation de l'intérieur de ma maison tandis que le jardin s'élance sans contrôle vers une friche sauvage, livré à des pensées folles et des graines de mauvais chemin...
Un jardin qui sent le métal rouillé, le flou, l'absence.
Qui serait un miroir tendu au reflet d'une dérobade invisible. L'image d'un pas qui chasse, imperceptiblement, dans le lit de feuilles mortes. L'abandon et l'oubli, sous les taches fauves de l'automne, un haussement d'épaules pour ne pas sombrer.
Pour conjurer le sort, il me reste les pinceaux et les couleurs. Les décors intérieurs sont moins capricieux, du fait peut-être de leur artifice. Ce qui en fait précisément l'objet de mon désir. "Mentez-moi, étourdissez-moi."
La couleur comme ivresse.
C'est ainsi qu'une commode très vieille et très chétive est devenue une crâneuse de boudoir.
Teinte joyeuse et douce, trois morceaux de papier-peint à motifs en relief, et voici le résultat (dommage, j'avais déjà commencé à peindre quand j'ai pensé que j'aurais pu faire un "avant-après"...)
Sinon, pour s'occuper un dimanche de pluie, il y a la version chat breton, superbement interprétée en noir et blanc par Narco, le chat de mon petit frère. Comme quoi, l'esthétique n'est pas toujours dans la couleur mais parfois dans le contraste.
Photos: Lilichocolat
Les dimanches de mon enfance étaient toujours gris, lents et de mauvais augure. Les après-midi s'étirent lentement mais inexorablement vers un autre début de semaine, des réveils pénibles et des regrets somnolents.
Bourges sous la pluie, sous un ciel blanc d'eau et d'hiver.
Une journée privée, une enclave dans les aspérités du quotidien.
Un jour pour poursuivre la douilletisation de l'intérieur de ma maison tandis que le jardin s'élance sans contrôle vers une friche sauvage, livré à des pensées folles et des graines de mauvais chemin...
Un jardin qui sent le métal rouillé, le flou, l'absence.
Qui serait un miroir tendu au reflet d'une dérobade invisible. L'image d'un pas qui chasse, imperceptiblement, dans le lit de feuilles mortes. L'abandon et l'oubli, sous les taches fauves de l'automne, un haussement d'épaules pour ne pas sombrer.
Pour conjurer le sort, il me reste les pinceaux et les couleurs. Les décors intérieurs sont moins capricieux, du fait peut-être de leur artifice. Ce qui en fait précisément l'objet de mon désir. "Mentez-moi, étourdissez-moi."
La couleur comme ivresse.
C'est ainsi qu'une commode très vieille et très chétive est devenue une crâneuse de boudoir.
Teinte joyeuse et douce, trois morceaux de papier-peint à motifs en relief, et voici le résultat (dommage, j'avais déjà commencé à peindre quand j'ai pensé que j'aurais pu faire un "avant-après"...)
Sinon, pour s'occuper un dimanche de pluie, il y a la version chat breton, superbement interprétée en noir et blanc par Narco, le chat de mon petit frère. Comme quoi, l'esthétique n'est pas toujours dans la couleur mais parfois dans le contraste.
Photos: Lilichocolat

