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Lilichocolat -et chats- vous fait visiter un jardin un peu magique, divertissant de son mieux...
Bonne promenade!

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Dimanche 9 novembre 2008
Que faire par un dimanche de pluie?

Les dimanches de mon enfance étaient toujours gris, lents et de mauvais augure. Les après-midi s'étirent lentement mais inexorablement vers un autre début de semaine, des réveils pénibles et des regrets somnolents.
Bourges sous la pluie, sous un ciel blanc d'eau et d'hiver.
Une journée privée, une enclave dans les aspérités du quotidien.

Un jour pour poursuivre la douilletisation de l'intérieur de ma maison tandis que le jardin s'élance sans contrôle vers une friche sauvage, livré à des pensées folles et des graines de mauvais chemin...
Un jardin qui sent le métal rouillé, le flou, l'absence.
Qui serait un miroir tendu au reflet d'une dérobade invisible. L'image d'un pas qui chasse, imperceptiblement, dans le lit de feuilles mortes. L'abandon et l'oubli, sous les taches fauves de l'automne, un haussement d'épaules pour ne pas sombrer.

Pour conjurer le sort, il me reste les pinceaux et les couleurs. Les décors intérieurs sont moins capricieux, du fait peut-être de leur artifice. Ce qui en fait précisément l'objet de mon désir. "Mentez-moi, étourdissez-moi."
La couleur comme ivresse.

C'est ainsi qu'une commode très vieille et très chétive est devenue une crâneuse de boudoir.
Teinte joyeuse et douce, trois morceaux de papier-peint à motifs en relief, et voici le résultat (dommage, j'avais déjà commencé à peindre quand j'ai pensé que j'aurais pu faire un "avant-après"...)



Sinon, pour s'occuper un dimanche de pluie, il y a la version chat breton, superbement interprétée en noir et blanc par Narco, le chat de mon petit frère. Comme quoi, l'esthétique n'est pas toujours dans la couleur mais parfois dans le contraste.





















Photos: Lilichocolat
Par Lilichocolat
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Vendredi 6 juin 2008
Je me suis plongée avec un délice ineffable dans un livre rencontré alors que j'étais en quête d'un cadeau pour l'anniversaire de mon père, en début de semaine: "L'art de la simplicité", de Dominique Loreau. Vous trouverez la référence complète ici.

Je ne crois pas au hasard. Ni des rencontres, ni des événements, des lieux encore moins depuis que j'ai constaté les nombreux et rapides changements positifs dans ma vie depuis que je vis à Bourges. Une amie m'a dit que c'était pour retrouver mon centre que j'étais inconsciemment venue là - un rapport avec le fait que ce soit le centre géographique de la France? Oui, évidemment.
J'étais prête pour ce livre. Depuis de nombreuses années des germes de pensée zen dormaient en moi, je le sentais, mais ce n'était pas l'heure. C'est tellement difficile de parler d'un parcours, de découvertes, sans tomber dans le verbiage ou dans l'exemplarité...
Mais tout de même, au moment où je me décide à guérir enfin, à m'exempter du passé, enfin, à faire le ménage dans mes pensées, dans mes relations et même dans mes "possessions" et ma nourriture, bref, à nettoyer ma vie, je tombe sur ce livre. Comme un encouragement, une porte ouverte sur des émotions secrètes depuis peu et désormais autorisées.
Se détacher... Quel bonheur. Profiter de l'enseignement des parents sans vivre dans leur tribut. Hériter d'outils pour construire sa vie, pas de leurs problèmes.
S'alléger, se nourrir de pensées positives...



Une coupe, deux notes de musique
Tendresse du soir
Dans un jardin simple

Par Nouche
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Samedi 17 mai 2008
Des rencontres de quelques minutes ou quelques heures peuvent aider à changer, se recentrer ou même se libérer parfois plus fortement que des connaissances longuement pratiquées...

Accepter leur fragilité, toute l'incertitude qui s'en dégage, pour mieux savourer les intenses révélations qu'elles nous font...

Deux ou trois mots, un regard, un sourire, et soudain le mur devient voile, le regard change, il fallait cette personne, à ce moment pour nous déplacer un tout petit peu, pour nous aider à respirer en nous différemment.

Rencontrer d'autres femmes, écouter leur histoire, boire le thé ensemble et dérouler des vies est rassurant, bienfaisant. Communion partagée ou rite ancestral, cette survivance est un besoin féminin fondamental.

Car il me semble qu'au-delà des mots ou des inflexions de voix, des essences de liberté, de beauté et de force s'échangent et se dévouent. L'importance des générations où se dessinent des passeuses qui nous aident à dérouler nos destins, faire nos choix, panser nos blessures, plaisir et sagesse, tendresse et obéissance.

Je me sens plus grande, plus assoiffée, plus moi. Trouver le meilleur de soi et le garder...



Photo Lilichocolat - Abbaye de Noirlac
Par Nouche
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Lundi 12 mai 2008
Depuis quelques années, les préconisations scientifiques et médicales, relayées par les médias sur ce qui devrait se trouver dans nos assiettes ont envahi notre quotidien. Parmi toutes ces recommandations, certaines ne sont pas réellement fondées.

Par exemple, on nous dit de consommer des produits laitiers pour assurer à l'organisme un apport en calcium suffisant permettant de lutter contre l'ostéoporose. Or l'OMS a constaté que les pays où l'on consommait le plus de lait sont aussi ceux où il y a le plus d'ostéoporose! Les laitages n'ont en réalité qu'un impact très faible sur la densité osseuse, mais la pression de l'industrie laitière induit un battage marketing pour pousser à la consommation... Par ailleurs, pour beaucoup d'entre nous, les produits laitiers provoquent davantage surcharges et toxines que bienfaits. Si on n'apprécie pas plus que ça les yaourts ou le fromage, inutile de se forcer: on trouve du calcium en quantité suffisante dans l'eau minérale, le chou et autres légumes de la même famille, les petits poissons avec arrêtes du type sardine, anchois...



Autre idée "reçue": manger varié et équilibré est le seul moyen de donner à notre corps les vitamines et minéraux dont il a besoin...
Oui, mais à condition de bien choisir son alimentation de base. On pourrait aussi débattre du "bio" (que recouvre vraiment cette appellation?), mais en attendant, qui dit bio dit un minimum de garanties pour préserver les produits de trop de pesticides et d'engrais. Ceci dit, faire l'effort d'acheter ses carottes bio ne suffit pas, il faut aussi essayer de s'arranger pour les acheter les plus fraîches possibles (le marché et ses producteurs locaux est idéal et en plus moins cher) et les consommer le plus rapidement possible... Chaque journée passée au frigo déminéralise notre petite carotte qui arrive dans notre assiette bien appauvrie. Que dire alors des plats préparés et aliments transformés qui composent notre régime?

Par ailleurs, s'il fallait respecter à la lettre les recommandations nutritionnelles et les fameux AJR, on ne s'en sortirait pas. Je me permets de donner mon avis: le corps a des besoins et les exprime par des envies... Il sait, lui.

Quand à varier, ce n'est pas le plus important. On peut couvrir beaucoup mieux les besoins de l'organisme avec simplement une ration à base de choux, pain complet, lentilles, huile végétale et pour les amateurs de viande du foie ou des sardines. Qui dit varié ne dit pas nourrissant, soyons honnête, c'est surtout pour honnorer le choix incroyable qui s'offre à nous...

Je pourrais citer d'autres exemples, vous pouvez aussi lire
Le Lait... une sacrée vacherie? de Nicolas Le Berre aux éditions Equilibres Aujourd'hui

Santé, mensonges et propagande de Thierry Souccar et Isabelle Robard aux éditions du Seuil
Et également une lecture édifiante
ici

Photo Lilichocolat
Par Nouche
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Vendredi 2 mai 2008
La pire des punitions est la solitude.
J'ai besoin de sentir la vie autour de moi, de passer du temps avec les gens, de les toucher, de les connaître, de les écouter. Parce qu'une vie passée sans ces échanges-là, c'est sûr pour moi c'est une vie foutue.

Ma vie a besoin de plus de voyage et de rêve.
Une maison c'est bien mais pas au détriment des rencontres; ça doit se nourrir des trésors rapportées de contrées lointaines ou moins, une maison. Sinon ça n'a pas d'âme.

Une maison-racine se dessine dans mon imagination.
Une maison en bois et écolo... Non, pas vraiment. Mais la petite maison blanche au toit d'ardoise au bord de l'Indre, oui, très bien.
Je me rends compte que c'est toujours elle que j'ai désirée, depuis que je suis en âge de rêver à ma propre maison. Les soirées sous le ciel d'été, l'odeur des lilas dans le crépuscule, le vol des pipistrelles...
Les grandes tablées riantes, la musique, les enfants qui jouent...
Il n'y a pas de raison, aucune raison pour que je me prive de ce rêve-là, de ma maison en Touraine où je suis née et où je veux mourir. Je veux rentrer chez moi.

Mon bord de Loire, ma douceur tourangelle, m'ennivrer de toi à perdre mon latin, ivre de joie d'être dans tes bras, de vivre en toi, ta fille, ta soeur.
L'exil finira et je rentrerai, pas parce qu'il y a les autres, mais parce que ce morceau de moi que je cherche est là-bas. Parce que je ne suis qu'une ombre si je ne suis pas traversée par le soleil de Touraine.

Si stupidement j'ai cru que ça durerait, que c'était dû.
J'ai consommé les beautés de Tours, je les ai gaspillées comme une enfant gâtée.
Je connais l'exil, la douleur du lointain froid et étranger.
Pour vivre d'autant mieux le bonheur de revoir le visage de ma terre adorée.
Tel un chien je voudrais me rouler dans tes champs, me couvrir de ta poussière, pousser des hurlements de joie, courir derrière toi...

Chaque jour est une prière pour que chaque pas me ramène chez moi.

Photo Nouche (Bords de Loire à Tours)

Par Nouche
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